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La Forêt

Littéralement, Birkenwald signifie « forêt de bouleau ».

Les sylviculteurs seront surpris car le peuplement forestier de Birkenwald est résineux et typique des forêts d’Alsace. Cependant, le bouleau est une espèce endémique de ce territoire et force est de constater que cet arbre colonisateur pousse naturellement dans les parcelles dégagées, en régénération naturelle. Son absence est le fruit d’un travail constant d’éradication car cette espèce donne un bois peu intéressant sous cette latitude (rien à voir avec le bouleau de Carélie, bois d’une grande noblesse, à l’origine des magnifiques parquets que l’on trouve dans les palais de St Petersbourg).

Parcelle mixte feuillus et résineux

A l’origine, jusqu’à la fin du XIXème, le peuplement de la forêt était essentiellement constitué de feuillus (hêtre, chêne, ..) et produisait du bois de chauffe, utilisé notamment dans les cristalleries des alentours. Puis, vers 1880, ont eu lieu les premières plantations d’épicéas et de sapins.

La forêt de Birkenwald, essentiellement résineuse donc, a enfin connu une nouvelle évolution assez marquée au cours des dernières décennies. Le sapin et l’épicéa, majoritaires, étaient plantés serrés et éclaircis de façon très progressive. Ce mode de gestion donnait à la forêt un caractère très uniforme et une ambiance sombre, laissant peu pénétrer le soleil. Aujourd’hui, la gestion en « forêt jardinée » aboutit à un accroissement du nombre des espèces et à un caractère plus varié de l’espace forestier.

Douglas

Si le sapin et l’épicéa sont toujours présents, le mélèze (dit « mélèze de Saverne » reconnaissable aisément à son tronc « en virgule »), le pin sylvestre et surtout le Douglas ont colonisé une partie de l’espace. On trouve aussi, par endroit, des châtaigniers, des hêtres, quelques chênes, et certains feuillus nobles en bordure, comme le merisier ou l’alisier.   Très productive en raison d’un sol profond, légèrement acide, et bien alimenté par une pluviométrie abondante, la forêt s’accroit à un rythme important, de l’ordre de 10 m3 par hectare et par an.

A l’instar de beaucoup de matières premières, le bois connaît cependant des variations de prix importantes et cette volatilité oblige le propriétaire à gérer son stock de façon souple et réactive. La clé est de proposer des lots consistants de ce qui se vend bien et évitant les charges fixes qui pénalisent la rentabilité de cet outil professionnel.

En ce qui concerne enfin la faune, son évolution est corrélée à celle du biotope. Sanglier, chevreuils et cerfs sont abondants mais certaines espèces comme le lièvre se font plus rares avec la disparition des petites cultures des bords de forêts. Les oiseaux (passereaux, corvidés, rapaces..) sont plus nombreux qu’autrefois grâce à une plus grande diversité des espèces et à une forêt moins uniforme et plus étagée.

La plaine vue de la forêt

La plaine vue du château

Bref, une forêt plus gaie et probablement plus humaine mais dont l’avenir reste essentiellement tributaire de sa dimension économique.